Lipofilling du visage : pourquoi cette technique m’intéresse de plus en plus
Le lipofilling du visage / transfert de graisse / injection de graisse est une technique que j’utilise de plus en plus dans le cadre d’un lifting du visage.
Elle ne remplace pas le repositionnement des tissus. Elle ne le précède pas non plus. Elle s’y associe, quand cela est justifié, pour restaurer certains volumes disparus et améliorer la qualité de la peau, affiner le résultat et renforcer la cohérence globale du visage.
Je suis convaincu qu’un lifting bien conduit, enrichi d’un lipofilling bien indiqué, permet parfois d’atteindre une justesse supplémentaire. Je vous explique pourquoi.
Le vieillissement du visage : relâchement, mais aussi fonte
Un lifting deep plane repositionne les structures profondes. Il redonne de la tenue à l’ovale, il allège les bajoues, il clarifie le cou.
Mais dans certains cas, ce repositionnement ne suffit pas à retrouver l’expression du visage avant qu’il ne se creuse.
Avec l’âge, la fonte des compartiments graisseux modifie les volumes :
- Les pommettes perdent en galbe
- Les tempes s’affaissent ou se creusent
- Les cernes s’accentuent
- La zone médio-faciale s’aplatit (vallée des larmes, pommettes).
Le lipofilling, dans ce contexte, devient un outil chirurgical de reconstruction.
Le lipofilling du visage : un geste précis, anatomique, ciblé
Pendant longtemps, j’ai peu pratiqué le lipofilling. Les techniques de préparation de la graisse n’étaient pas suffisamment fiables, ce qui pouvait conduire à des résultats irréguliers, des surcharges, ou des nodules sous-cutanés.
Les progrès récents ont changé cela. Aujourd’hui, j’ai recours à deux types de préparation : le microfat, pour restaurer les volumes, et le nanofat, pour améliorer la trophicité cutanée.
Cette graisse est un tissu vivant, issu de votre propre corps. Elle ne s’injecte pas comme un produit. Elle se choisit, se prélève, se purifie.
Je la prélève donc au début de l’intervention, dans une zone discrète (graisse sous-mentonnière lorsqu’il y en a, abdomen ou genoux), puis je la prépare avec soin pour ne conserver que la fraction la plus stable.
Elle est ensuite injectée de façon millimétrée, en micro-couches, à l’aide de canules spécifiques, fines (ou très fines) et non traumatiques.
Cela dit, je n’utilise pas le lipofilling de manière automatique : dans certains cas, il n’est pas nécessaire. Mais lorsque la fonte est marquée, la peau froissée et fine, son apport est déterminant sur des zones ciblées et sur l’aspect cutané.
➡️Je peux également utiliser une émulsion très fine (nanofat), sans effet volumateur et injectée de façon superficielle, pour améliorer la texture et la qualité de peau, progressivement.
Lipofilling + lifting : fluidité, cohérence, naturel
Un lifting donne un cadre. Le lipofilling, lorsqu’il est bien utilisé, permet de lisser les transitions, adoucir les contours, éclairer certaines zones d’ombre en apporter une vraie lumière.
La graisse qui prend reste. Une partie est toujours résorbée dans les premières semaines. Mais ce qui est intégré devient vivant, vascularisé, et vieillit avec le visage. Il ne s’agit donc pas d’un effet temporaire, mais d’un bénéfice stable, qui s’inscrit dans la continuité du résultat du lifting.
Le lipofilling peut être un traitement isolé, mais il ne se substitue pas à une remise en tension en cas de relâchement cutané.
Dans ma pratique, je ne l’utilise que lorsqu’il permet d’améliorer la lisibilité du résultat, et jamais pour répondre à une tendance ou à une attente exagérée de volume.
Pour résumer
Le lipofilling du visage est une technique que j’emploie de plus en plus, non parce qu’elle est nouvelle, mais parce qu’elle me permet, dans certains cas, d’aller plus loin dans la cohérence du résultat.
Intégré au lifting, il devient un prolongement du geste : pour redonner au visage ce qu’il a perdu, sans le transformer.

FAQ – Lipofilling du visage à Lyon
1. Est-ce que la graisse injectée peut migrer ou “bouger” avec le temps ?
Non, si le geste est bien réalisé. La graisse qui prend devient un tissu vivant, intégré, vascularisé. Elle ne “glisse” pas. En revanche, comme tout tissu, elle évolue avec l’âge, au même rythme que le reste du visage.
2. Le lipofilling peut-il remplacer les injections d’acide hyaluronique ?
Ce sont deux logiques différentes. L’acide hyaluronique est un traitement médical, temporaire, souvent utile en prévention ou en entretien. Le lipofilling est un geste chirurgical, qui s’inscrit dans une reconstruction plus globale, ici associée à un lifting. L’un ne remplace pas l’autre.
3. Est-ce que cela laisse des irrégularités sous la peau ?
Lorsque la technique est bien maîtrisée, non. La graisse est injectée en fines couches, dans des plans adaptés. Mais comme pour toute chirurgie, il existe une phase transitoire post-opératoire (œdème, petites asymétries temporaires) qui se régularise spontanément.
4. Y a-t-il un risque de prise “inégale” de la graisse après un lipofilling ?
Une résorption partielle est toujours prévue. J’anticipe cela dans le plan opératoire. La prise est généralement homogène, mais il peut rester de très légères différences, souvent imperceptibles. Une retouche reste possible, mais elle est rarement nécessaire.
5. Peut-on faire un lipofilling du visage si l’on est très mince ?
Dans la majorité des cas, oui. Il suffit d’un petit volume de graisse pour un lipofilling du visage. On peut souvent prélever au niveau des hanches ou de l’abdomen, même chez les patients très minces. En revanche, cela doit être évalué au cas par cas.


